«Parmi eux, on retrouve des retraités, mais aussi des gens qui ont perdu leur boulot parce que l’usine a fermé. Des mères de famille qui désirent regagner le marché du travail et des rentiers qui ont besoin d’un revenu d’appoint ou qui trouvent le temps long à la maison.» Selon Statistiques Canada, près du quart des personnes retraitées dans la cinquantaine retournent sur le marché du travail après deux ans. Même s’il y a une multitude de postes à combler, les gens plus âgés ne savent pas toujours comment s’y prendre pour faire bonne impression auprès d’un employeur.

Difficile quand on est seul

Serge Nadeau a vécu ce genre de situation. Il a témoigné de son expérience avec Libre Emploi. «J’avais commencé des recherches par moi-même à la maison, raconte-t-il. Mais je n’avais pas tous les outils informatiques à ma disposition. Je me suis donc rendu à Libre Emploi. à la maison, raconte-t-il. Mais je n’avais pas tous les outils informatiques à ma disposition. Je me suis donc rendu à Libre Emploi.

Là-bas, les conseillères m’ont aidé à rédiger mon curriculum vitae, à préparer mes entrevues et à me valoriser. C’était stimulant parce qu’il y avait d’autres personnes comme moi.» Résultat : les semaines d’après, Serge Nadeau avait au moins cinq offres d’employeurs sur son répondeur. Sonia Claveau fait aussi observer que les baby-boomers ont des attentes différentes quand il s’agit d’une deuxième carrière. «D’abord, ils ne veulent pas avoir trop de responsabilités, ni d’horaire chargé. Et contrairement à ce que pensent les employeurs, les 55 ans recherchent un environnement plaisant plutôt qu’un salaire élevé.» Pour le président de Libre Emploi, Réal Petitclerc, l’approche de l’organisme a toujours été la même au cours des 10 dernières années, sauf qu’avec Solution 45, nous visons à rendre les gens plus âgés aussi efficaces et à l’aise que les jeunes en matière de recherche d’emploi. Depuis 1997, Libre Emploi a aidé quelque 12 000 personnes.

Pour en avoir plus : www.libreemploi.qc.ca

Le Soleil, 24 mai 2007
Lise Fournier

Libre emploi aide
les 45 ans et plus

Liberté 55, est-ce encore un rêve possible ! Dans les prochaines années, combien de travailleurs auront la chance ou les moyens de prendre leur retraite à 55 ans ? La pénurie actuelle de main-d’œuvre crée une pression sur le marché du travail. Chez Rona, par exemple, 15% des employés ont aujourd’hui plus de 55 ans. Et la tendance risque de s’accentuer.

On note que les nouveaux chercheurs d’emploi sont dans la quarantaine avancée et que beaucoup d’entre eux ont de la difficulté à rédiger un CV, à utiliser l’informatique ou à consulter les babillards électroniques. C’est pour faciliter le retour au travail de ces gens-là que Libre Emploi, un organisme de Limoilou qui fête ses 10 ans, a réinventé ses services d’accompagnement. Chez Libre Emploi, les 45 ans et plus représentent 40% de la clientèle. «Et ça risque d’augmenter», signale Sonia Claveau, directrice de l’organisme.



Lutte contre la pénurie de main-d’œuvre Libre Emploi vise les
«45 ans et plus»

Pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre, Libre Emploi, organisme communautaire soutenu par Emploi-Québec et basé à Limoilou, cible désormais la clientèle des 45 ans et plus.

Réal Petitclerc, président de Libre Emploi, part du principe qu’une «masse critique de ce groupe, plus particulièrement les 55 ans et plus, n’a jamais réellement eu à chercher un emploi». Selon lui, ces baby-boomers ont surtout connu «une époque où les employeurs venaient les chercher à leur remise de diplôme à l’école et ils ont, pour la plupart, fait carrière au même endroit par la suite». Ces faits rendent le soutien à cette catégorie de la population indispensable en vue notamment de lui permettre d’utiliser efficacement les nouvelles technologies de l’information. Libre Emploi, qui dessert annuellement une clientèle de un millier de chercheurs d’emploi, vient de fêter ses dix ans d’existence.

Média Matin Québec, 24 mai 2007

Libre Emploi : partie intégrante
de Limoilou
depuis 10 ans

Chercher un emploi n’est pas toujours chose facile. Cependant, depuis maintenant 10 ans, les chercheurs d’emploi disposent d’un outil plus qu’essentiel : Libre Emploi.

Sis sur le 3e Avenue, dans Limoilou, le centre se veut un amalgame de services tout indiqués pour les chercheurs d’emploi. Des conseillers en emploi offrent gratuitement à ces gens de les aider dans leur recherche d’emploi, leur préparation aux entrevues et lors de la mise en forme de leur CV. Et tout ça, sans le moindre sou.

Libre Emploi offre même aux intéressés de prendre part à une «fausse» entrevue filmée, qu’ils peuvent par la suite visionner et ainsi procéder à l’analyse de leur comportement et des réponses fournies. «Souvent, l’erreur que les gens font, c’est de croire que l’employeur connaît tout d’eux. Il faut que les gens soient capables d’exprimer qui ils sont. Car bien se connaître, c’est la clé du succès. Et ce n’est pas toujours évident, car on n’exprime pas nécessairement qui on est tous les jours», souligne la directrice générale de Libre Emploi, Sonia Claveau.

Bien qu’une pénurie de main-d’œuvre semble frapper de plein fouet la région ces derniers temps, Mme Claveau indique que plusieurs personnes ne réussissent pas à trouver un emploi qui leur convient. «Il y a toujours des gens qui travaillent à contrat et de façon saisonnière, précise-t-elle. Et il y a des mises à pied. Bien sûr, il manque de main-d’œuvre dans la région, mais de main-d’œuvre spécialisée. Il faut faire attention avec le terme pénurie. Certes, il y a eu beaucoup de départs à la retraite et il y a moins de jeunes pour les remplacer. Oui, statistiquement, il y a un déséquilibre.»

Néanmoins, la vitalité du marché de l’emploi de la région se fait sentir allègrement au centre. «En moyenne, les gens viennent pour un laps de temps de trois mois. Avant, les gens restaient beaucoup plus longtemps», d’expliquer la directrice générale.

Un fait ne change pas au fil du temps : la recherche d’emploi demande énormément de vigueur et de persévérance. «Le marché caché représente plus de 80% des emplois disponibles», affirme Mme Claveau.

Il était une fois… des chercheurs d’emploi

La belle histoire de Libre Emploi a débuté il y a 10 ans. Fruit du travail de

trois chercheurs d’emploi de la région, le centre a vu le jour en 1997. «Les trois chercheurs d’emploi cherchaient un endroit accessible, où ils auraient la chance d’être autonomes dans leurs recherches», souligne Mme Claveau. Au départ, les trois instigateurs croyaient que la durée de vie de leur nouveau projet ne serait que d’un an. Depuis lors, Libre Emploi a reçu une aide inespérée : celle d’Emploi Québec, qui est, depuis la fin des années 90, son bailleur de fonds. En 10 ans d’existence, Libre Emploi a offert des services à plus de 12 500 personnes.

Pour célébrer le 10e anniversaire de Libre Emploi, une activité portes ouvertes devrait avoir lieu cet hiver. «Nous voulons faire une telle activité pour que les gens découvrent nos services et nos locaux. Les gens du quartier passent devant l’édifice, mais ils n’osent pas entrer. Pourtant, ils n’ont pas besoin de rendez-vous. Ils peuvent seulement venir voir si les services leur conviennent», mentionne la principale intéressée.

Malgré tout, plus de la moitié des usagers du centre provient de Limoilou. «Nous faisons partie intégrante du quartier!», de conclure la directrice.


Québec Express, 10 octobre 2007
Karine Bouchard




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